Gallaudet - Union des Sourds et des Malentendants du Bas-Rhin

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Gallaudet

Histoire des Sourds



Philadelphie : ( 1787-1851 )

Laurent CLERC

Thomas-Hopkins Gallaudet, premier instituteur des sourds-muets aux Etats-Unis, est né à Philadelphie en 1787, et mort en 1851. Il descendait d'une famille protestante française qui avait émigré en Amérique après la révocation de l'édit de Nantes. Il fit ses études à Yale Collège, aborda ensuite le droit, rentra comme professeur à Yale Collège (1808), puis entreprit la commission pour une grande maison de commerce de New York. En 1811, il se fit recevoir membre de l'église de Hartford (Connecticut), et en 1814 obtint l'autorisation de prêcher. Ce tut vers cette époque qu'il s'intéressa au triste sort d'une petite fille sourde-muette et qu'il forma avec le père de cette enfant le projet de fonder à Hartford une institution pour les sourds-muets. Un comité fut institué pour réunir des souscriptions, et Gallaudet vint à Paris afin de s'initier à la méthode de l'abbé Sicard. En juillet 1816, il retourna en Amérique, emmenant avec lui Laurent Clerc, un des meilleurs professeurs de l'institution de Paris ; et après deux ans d'efforts pour organiser une association permanente, réunir des fonds et préparer des maîtres, il put ouvrir son établissement avec sept élèves, le 15 avril 1817, à Hartford. Gallaudet en resta directeur jusqu'en 1830. Des raisons de santé l'obligèrent alors à résigner ses fonctions ; mais il ne cessa de s'intéresser à l’oeuvre jusqu'à sa mort, et aida toujours de ses conseils maîtres et directeurs.

Il s'occupa aussi d'éducation en général, et publia plusieurs ouvrages pour l'enseignement de l'enfance, entre autres Le premier livre de la Mère. Bien qu'il reconnût en principe l'avantage de l'enseignement mutuel, base du système de Bell et de Lancaster, il combattit l'idée qui s'était répandue en Amérique, de 1820 à 1830, que des moniteurs jeunes et inexpérimentés pouvaient tenir complètement la place du maître. Il fut aussi toujours opposé à l'établissement d'écoles enfantines telles qu'elles étaient comprises et conduites alors. Mais il encouragea la création d'écoles professionnelles, et s'efforça de faire valoir les avantages de l'extension de l'éducation physique dans les institutions de tous les degrés. Il démontra dans ses Lettres d'un père, publiées en 1828, la nécessité de fonder des écoles spéciales pour former des maîtres et des maîtresses, et fit même des cours dans la première école normale d'instituteurs établie aux Etats-Unis en 1839, celle de Lexington (Massachusetts). Gallaudet prit aussi un grand intérêt au mouvement qui se fit en faveur des high schools de 1826 à 1840, et tut un des premiers à appeler l'attention sur l'éducation des femmes et surtout sur l'avantage de les employer dans l'enseignement.

Gallaudet collabora aux Annales de l'Education et au Journal des écoles du Connecticut, et publia en 1829 le Manuel de l'instituteur.

Lorsqu'il mourut, il était depuis 1838 aumônier de l'hospice des aliénés du Connecticut.

Les sourds-muets ses élèves lui ont érigé un monument dans la cour de l'établissement de Hartford.

 
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